Le temps passe vite, mais l'actualité sociale et politique semble aller plus vite encore. Je me relis — ici et ailleurs — et je constate que l'air du temps a drastiquement changé au cours de la dernière année, et encore plus depuis les dernières années. Collectivement, il me semble que nous sommes passés d'une espèce d'indifférence, à un demi-sommeil, et finalement à un réveil, quoique toujours un peu assommés. Assez drastique quand même.
Le danger, c'est la dérive des langages. Les mots crus qui laisseront des blessures. On l'a vu ailleurs. Sarajevo est devenu un champ de bataille pratiquement du jours au lendemain. On y est passé du bon voisinage à une haine violente, tirant sur des voisins, et leurs enfants. Bon, Sarajevo est un exemple un peu extrême, vu l'histoire et la latence des conflits ancestraux. Mais est-ce vraiment si éloigné? Plusieurs commentateurs et politiciens répètent que la société québécoise est paisible et que les gens "n'aiment pas la chicane". Vraiment? Octobre 70. Les luttes syndicales des années 50 et 60, et même avant. Les patriotes en 1837-1838. Je me pose des questions. Vais relire un peu mon histoire parce qu'on cherche à m'endormir.
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12 juin 2012
5 décembre 2011
Le bien commun... durable
Après voir lu l'article dans le Le Devoir, disponible ici, je me suis posé la question suivante: et nous, que ferons-nous avant qu'il ne soit trop tard? avant que ces faucheurs de toutes sortes ne détruisent le paysage? Eux, qui sèment le fiel et d'autres idées empoisonnées. Eux, qui cherchent à limiter notre capacité de réfléchir, de critiquer, de s'opposer.
On a souvent parlé de développement durable, mais il y a aussi la destruction durable. Bien que l'on pense spontanément à l'environnement, le concept s'étend tout autant au tissus social et culturel d'une population. La peur est l'outil qui plonge ses racines au travers du conscient pour atteindre l'inconscient et c'est là que les dommages sont les plus durables. Des talibans pakistanais l'ont bien compris. Détruire des écoles de filles et susciter la peur: la recette magique pour effacer pour longtemps les élans vers un changement dans les valeurs. Voir l'article dans Le Monde. Je m'éloigne; nous sommes encore bien loin de tout cela, mais en même temps, tout n'est-il pas une question d'échelle?
Pour revenir à l'article déclencheur, je tique sur une certaine idée de rouleau compresseur qui carbure au soi-disant gros bon sens. Je REFUSE que l'on me considère comme un PAYEUR DE TAXE. Je suis d'abord et avant tout un CITOYEN qui souhaite le bien-être et l'épanouissement de tous, pas seulement celui de mon-mien portefeuille. C'est ce qu'on appelle le «bien commun»:
Il faut surtout oser prendre la parole et faire en sorte que personne ne se replie avec sa peur et ses doutes. Le porte-voix pour certains, le clavier pour d'autres.
On a souvent parlé de développement durable, mais il y a aussi la destruction durable. Bien que l'on pense spontanément à l'environnement, le concept s'étend tout autant au tissus social et culturel d'une population. La peur est l'outil qui plonge ses racines au travers du conscient pour atteindre l'inconscient et c'est là que les dommages sont les plus durables. Des talibans pakistanais l'ont bien compris. Détruire des écoles de filles et susciter la peur: la recette magique pour effacer pour longtemps les élans vers un changement dans les valeurs. Voir l'article dans Le Monde. Je m'éloigne; nous sommes encore bien loin de tout cela, mais en même temps, tout n'est-il pas une question d'échelle?
Pour revenir à l'article déclencheur, je tique sur une certaine idée de rouleau compresseur qui carbure au soi-disant gros bon sens. Je REFUSE que l'on me considère comme un PAYEUR DE TAXE. Je suis d'abord et avant tout un CITOYEN qui souhaite le bien-être et l'épanouissement de tous, pas seulement celui de mon-mien portefeuille. C'est ce qu'on appelle le «bien commun»:
«Le bien commun désigne le bien-être ou le bonheur collectif (d'une communauté) ou général (de ses membres) ; ou bien l'ensemble des choses qui sont supposées y contribuer : biens matériels, respect d'autrui, justice sociale...»Pour toutes ces raisons, je croix que nous devons être vigilants face à une certaine tentation de la facilité qui impose des choix dont le bien-fondé ne durera que le temps d'une vague. Construire demande des fondations et les fondations exigent que l'on se questionne, que l'on réfléchisse, que l'on discute au moins un petit peu, avant d'agir durablement.
Tiré de Wikipédia
Il faut surtout oser prendre la parole et faire en sorte que personne ne se replie avec sa peur et ses doutes. Le porte-voix pour certains, le clavier pour d'autres.
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